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Relève et opportunités d’affaires !

publié le 10 septembre 2011, dans la catégorie Carnet du CTECN, par Francis Nadeau

André Touzin de Pérennité PME est un consultant qui accompagne les dirigeants d’entreprises dans leur processus de relève. Partenaire de première heure du CTE de la Capitale-Nationale, il côtoie plusieurs chefs d’entreprises et donne plusieurs conférences sur le sujet. Voici un de ses articles fort intéressant ! 

« Il me reste moins de temps à faire que j’en ai de fait », « Je n’ai plus le feu sacré », « Je n’ai plus le goût de travailler la pédale dans le tapis », « Je ne veux pas finir comme X », voilà des phrases qui sont familières aux gens qui côtoient les entrepreneurs d’un « certain » âge. Il est tout à fait normal d’avoir ce genre de pensées lorsqu’on a consacré, sinon sacrifié, de très nombreuses années à son entreprise. Toutefois, le dirigeant d’entreprise qui se retrouve dans cette position se doit d’avoir une relève bien en place, sinon il risque de manquer de nombreuses opportunités.

En effet, en affaires, les opportunités sont nombreuses et surviennent souvent à l’improviste : un nouveau marché à développer, un compétiteur à acheter, un nouveau produit à développer, implanter une façon plus rentable de fonctionner, etc. Cependant, pour donner suite à ces opportunités, il faut, en plus de faire fonctionner l’entreprise au quotidien, investir beaucoup d’énergie additionnelle à moyen ou long terme, ce que le dirigeant hésitera à faire s’il se trouve dans l’état d’esprit que nous avons décrit précédemment. Par contre, si la relève est en place, il est alors possible d’exploiter ces opportunités.

Pour faire croître l’entreprise, le dirigeant doit consacrer une partie de son temps à travailler « sur la business ». Si tout son temps et ses énergies sont consacrés à travailler « dans la business », les risques de pertes d’opportunités sont élevés.Souvent le dirigeant ne veut pas entamer le processus de relève de peur de se « faire tasser ». Bien au contraire, si le processus est bien fait, le dirigeant peut se dégager, à son rythme, des opérations quotidiennes et consacrer plus de temps là où il est vraiment rentable pour l’entreprise, c’est-à dire à travailler « sur la business ». Le cédant possède la connaissance de son domaine, l’expérience, la connaissance du marché, son réseau d’affaires est établi, sa visibilité représente un actif important pour l’entreprise, etc.  Quand ce pouvoir, celui du gris se combine à l’énergie du vert (la jeunesse), tout devient possible. Dans un tel contexte il ne faut surtout pas négliger l’apport important du successeur : les nouvelles générations ont une vision et une approche qui, si bien intégrées, peuvent dynamiser encore plus l’entreprise.

Si le cédant a amené l’entreprise là où elle se trouve maintenant, c’est qu’il y a mis les efforts mais aussi et surtout, parce qu’il a fait preuve de créativité, de vision et de débrouillardise; c’est sur ces éléments qu’il doit désormais miser. Dans une situation idéale, lorsqu’il crée son entreprise le dirigeant travaille principalement « dans sa business » afin d’en connaître tous les rouages, puis il migre vers travailler uniquement « sur la business ». Dans une étape subséquente il met son expérience au service de son entreprise en devenant le mentor de son successeur.

Une relève bien faite devrait donner un nouveau souffle à l’entreprise et permettre au cédant de reprendre enfin son souffle.

André Touzin
Pérennité PME

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